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Rafales de pensées

Modernité et confusion des genres

Depuis qu’en occident on confond égalité des droits et équivalence totale, les comportements changent. Certains individus voient leur comportement désorienté par une incompréhension : celle du principe d’égalité en démocratie. Il s’agit d’égalité de droit des individus au regard des institutions et non d’égalité dans le sens d’êtres identiques, même si c’est cette dernière qui est largement comprise depuis une ou deux décennie dans le monde occidental moderne.

En effet, s’il est admis que les comportements sont largement influencés par la représentation que donnent les médias de notre société, on peut également admettre que nos comportements sont influencés par la compréhension de cette même représentation. C’est alors de compréhension et non de représentation qu’il s’agit. Prenons le cas de la nourriture : des fast-food à la nourriture bio, de la cuisine traditionnelle à la cuisine moderne, plusieurs représentations nous sont présentées et c’est la compréhension de ces représentations qui fera pencher tel ou tel individu vers un choix, vers une préférence.

L’égalité des sexes, principe admis mais peu souvent respecté en occident, correspond à l’égalité des individus au regard du droit, des lois et des institutions. Cependant quelque chose de très étrange se produit ces dernières décennies en occident : beaucoup d’individus confondent l’égalité des droits des individus et la représentation des individus. Sans parler aucunement de transexualité ou de travestissement, il s’agit de la représentation des individus dans leur totalité.Les lois « égalitaires » en occident sont faites afin de ne pas tenir compte de la représentation des individus (et au-delà, il est couramment admis que « l’habit ne fait pas le moine »). Le point évoqué ici n’est donc pas que certains hommes veuillent être des femmes ou inversement, et il ne s’agit nullement de sexualité ni de communauté sexuelle, le point évoqué ici est la représentation des individus dans la société, la compréhension qu’ils en ont, et la confusion des genres qui s’en suit.

Si la compréhension des modèles parentaux a toujours semblé si importante pour tous les savants qui travaillent sur la psychologie humaine (Freud ne découvre pas l’importance des figures parentales même s’il approfondi sa connaissance), c’est qu’elle a toujours conditionné les enfants dans leur compréhension du monde dans sa globalité par la suite; seulement notre époque moderne – en Occident, amoindrit l’importance du rôle des parents dans l’éducation, par le biais de la télévision, d’internet, et dans un plus large entendement même par le biais de l’école –  l’autorité familiale est en constante baisse dans un système composé de cellules individuelles. Il en découle que plus que jamais dans l’histoire de notre culture, les enfants se construisent en dehors des schémas parentaux. C’est une liberté, et donc en soi, une bonne chose. Mais il existe un contrecoup à cette liberté, c’est que pour jouir d’une liberté, il faut en avoir conscience; et cette liberté là, peu d’individus en ont conscience. Nous sommes donc confrontés à une liberté qui n’en est plus une, parce que nous n’en avons pas conscience. De ce fait, nous n’avons souvent pas la liberté ou non d’être influencés par les médias, ou l’école, mais nous suivons ces influences, la plupart du temps sans même s’en rendre compte. C’est cette part de conditionnement qui détermine notre compréhension de la représentation des individus.

La confusion des genres est alors une des conséquences de la mauvaise compréhension de la représentation des individus : biologiquement, il n’y a pas d’égalité entre hommes et femmes, ce n’est pas une question de valeurs mais de différences biologiques (gênes différents, morphologie différente, fonctionnement hormonal différent etc.. comme chez les autres mammifères). Par contre, l’égalité des droits des individus au regard du système qui est censée être déjà acquise (même si nous savons que c’est loin d’être le cas) est rarement reconsidérée. Un nombre croissant d’individus confondent étrangement une égalité biologique inexistante et impossible à moins de clônes (à savoir la fonction des individus y compris face à eux-mêmes)  et l’égalité sociale (à savoir l’égalité au sein d’une société, de ses institutions etc…). On ne peut que condamner le manque d’égalité sociale à travers le monde, surtout que les derniers chiffres parus dans les médias sont alarmants : 60% du travail dans le monde est effectué par des femmes, 50% de la production alimentaire est effectué par des femmes et seulement 10% des revenus sont attribués aux femmes, qui représentent 2% des milliardaires de la planète. Donc le constat en termes d’égalités sociales entre hommes et femmes est navrant. Nous sommes très loin du compte.

Par contre en occident, au-delà de ne pas respecter le principe d’égalité homme-femme (vis-à-vis de la société), on entraine les individus à confondre leur fonction individuelle (vis-à-vis d’eux-mêmes) et donc à confondre leur identité,  l’essence de ce qui les détermine en tant qu’individus. Le sujet n’est pas qu’un homme fasse le ménage ou la vaisselle, ou qu’une femme soit déménageur (cela relève de la fonction sociale). Le sujet est ici la fonction qu’occupe l’individu vis-à-vis du cycle naturel et donc de la reproduction de l’espèce, et du schéma individuel de fonctionnement biologique. Des discours féministes vont aujourd’hui par exemple, tenter de convaincre une partie de leurs partisanes qu’enfanter n’est pas une nécessité et que les contrecoups d’un tel événement sont trop souvent passés sous silence. L’argumentaire révèle un dogme concernant nos fonctions biologiques primaires s’apparentant scientifiquement à un dysfonctionnement de l’espèce – une fois de plus par son aliénation. Les hommes quant à eux, sont dans ce siècles voués à être vus comme machistes ou à être dominés par une idéologie clairement féministe, et dans les deux cas les procédés de raisonnement sont identiques : le genre semble selon eux déterminer l’individu socialement. L’homosexualité qui semble toujours avoir été présente chez l’humain (et aussi dans le règne animal) prend une tournure très particulière en ce siècle, en ce sens qu’elle est devenue non plus un mode de sexualité mais un mode de représentation sociale. Ceci est un échec de notre société moderne qui ne pouvant assurer une égalité de droits et de statut au regard de la société entre hommes et femmes, tente de brouiller la compréhension de nos être en la morcelant. On ne peut enlever d’un être qu’il est « homme » ou « femme », c’est ce qui le compose et le détermine, et ceci n’a jamais entravé sa liberté en aucune manière.

Les jeunes générations se retrouvent parfois dans des schémas d’un autre siècle, car l’incohérence des schémas modernes matérialistes les pousse parfois vers un retour à des valeurs parfois même jugées « rétrogrades » par les générations qui les précèdent – c’est dire à quel point la confusion peut parfois s’imposer.

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Cette entrée a été publiée le février 12, 2012 par dans Articles, et est taguée , , , .

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